20.09.2011
Emission 1 du 30/08/11
Diffusion mercredi 31 août à 00h15 sur Canal +, jeudi 1 septembre à 06h35, samedi 3 septembre à 18h20
Au sommaire, le suicide numérique des hollandais Joep van Osch et Casper Eskes, les vraies fausses lettres du français Julien Levesque à Mark Zuckerberg, le bilan carbone de Facebook, la vie sur le réseau racontée par le réseau, des milliers de comptes « dérobés » par les média-provocateurs italiens Paolo Cirio et Alexandro Ludovico, les dérives Facebook pop art de Systaime, les installations inspirées par les réseaux sociaux de Christophe Baker, les conséquences de la Facebook attitude en microtrottoir et enfin comment garder les bonnes manières, même virtuelles…

Au sommaire de l'Oeil de Links n°1 saison 2
Devenu synonyme de réseau social, Facebook a inventé un nouveau mode de relation qui réduit la notion d’ami à de petites icones. Grand par sa taille mais artistiquement limité, enfermé dans une interface et un design fonctionnel, le réseau emblématique peut-il être une source d’inspiration pour les artistes ?
À force de passer sa vie sur Facebook, le français Maxime Luère en a fini par utiliser les éléments de la fameuse interface pour raconter... sa vie justement !
En 2010, les accrocs du réseau ont passé 100 milliards d’heures par mois devant Facebook. Vivre une double vie sociale virtuelle et réelle où le domaine privé devient public peut vite devenir ingérable jusqu’à poser pour certains la question du suicide numérique… Facebook n’a pas prévu de fermer le compte de personnes décédées. Cette présence fantôme est un étrange hommage aux disparus qui pose la question d’une décence virtuelle…
Net artist français, Julien Levesque est habitué a détourner les médias du web. Avec cette installation numérique, il propose un pied de nez sous forme de communication épistolaire traditionnelle : écrire une vraie lettre à Mark Zuckerberg. Si tant est que l’on puisse aujourd’hui discerner ce que peut être une vraie lettre… papier ou numérique ?
On a tout reproché à Mark Zuckerberg et à son réseau social sauf son bilan carbone ! C’est chose faîte avec Greenpeace qui fait prendre conscience à tous que poker, ça peut aussi faire fondre la banquise…
Devant la démarche des média artistes provocateurs italiens Paolo Cirio et Alexandro Ludovico, qui ont « subtilisé » des milliers de profils Facebook pour en faire un simili site de rencontre par reconnaissance faciale, on peut s’interroger sur qui a le plus de temps à perdre. Les utilisateurs ou les manipulateurs…
Notre quotidien s’est imprégné de Facebook et les auteurs comme Systaime se sont emparés d’une interface devenue emblématique. À l'image de leur modèle, ils réduisent les relations sociales à leur plus simple expression… artistique !
Les écrits restent mais les onomatopées s’oublient ! Pour réparer cette injustice littéraire qui n’échappe pas à Facebook, Christophe Baker a choisi de les accrocher aux murs…
Se comporter dans la vraie vie comme sur Facebook pourrait choquer pas mal de gens jaloux de leur vie privée. Raison de plus pour que le passage du réel au virtuel ne fasse pas oublier les bonnes manières.
En Australie comme ailleurs, les comportements virtuels se modifient par rapport au quotidien sans que les utilisateurs ne s'en rendent forcément compte. Il suffit de s'arrêter quelques minutes et de se poser quelques questions pour s'apercevoir à quel point les bornes peuvent être souvent dépassées comme le montrent les deux farceurs Nick Hayden et Nick Mc Dougall...
11:45 Publié dans Émissions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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